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Positivité toxique : quand vouloir aller bien devient une pression de plus

7 sept. 2024
11 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 août

Femme pensive assise sur un canapé, illustrant la difficulté à s’autoriser à ressentir des émotions négatives.

« Pense au positif. », « Au moins, tu as… », « Il y a toujours pire. », « Tout arrive pour une raison. », « Il faut essayer de voir le bon côté des choses. »

Ces phrases partent souvent d’une bonne intention. Et parfois, elles font même du bien.

Mais il existe aussi des moments où l’on n’a pas besoin qu’on nous aide immédiatement à voir le verre à moitié plein.

On a besoin d’avoir le droit de dire : « Là, ça fait mal. »

Sans qu’on nous explique tout de suite pourquoi nous devrions déjà aller mieux.

C’est là que se situe toute la différence entre optimisme et positivité toxique.


L’optimisme peut nous aider à continuer d’avancer malgré une période difficile.

La positivité toxique, elle, commence lorsque le positif devient une obligation.

Lorsque la tristesse doit rapidement être remplacée par de la gratitude.

Lorsque la colère devient quelque chose dont il faudrait avoir honte.

Lorsque la peur est considérée comme un manque de confiance.

Ou lorsque nous finissons par nous reprocher d’aller mal… en plus d’aller mal.

Et cette deuxième souffrance est parfois étonnamment lourde.


La positivité n’est pas le problème


Il serait tout aussi caricatural de passer de : « Il faut toujours être positif »

à : « Penser positivement est mauvais. »

Non. Voir les possibilités plutôt que seulement les obstacles peut aider.

Chercher une solution peut aider. Se rappeler ce qui fonctionne encore dans notre vie peut aider.

La gratitude peut faire du bien. L’humour aussi. Et parfois, après une mauvaise journée, entendre quelqu’un nous dire : « Ça va finir par aller mieux » est exactement ce dont nous avions besoin.

Le problème apparaît lorsqu’il n’existe plus qu’une seule émotion acceptable.

Quand « aller bien » devient la bonne réponse.

Et toutes les autres, des erreurs à corriger.



Quand le positif devient une nouvelle injonction


Imaginez. Vous venez de vivre une rupture. Vous êtes triste. Et presque immédiatement, votre cerveau commence : « Allez, il faut avancer. », « Tu devrais profiter d’être libre. », « C’était sûrement pour le mieux. »,

« Tu as tellement d’autres choses positives dans ta vie. »

Toutes ces phrases peuvent être vraies. Mais elles ne changent pas le fait que vous venez aussi de perdre quelque chose d’important.


Ou vous êtes épuisé(e). Vraiment épuisé(e). Et une petite voix vous dit : « Tu as pourtant de la chance. », « D’autres ont bien plus de problèmes. », « Sois reconnaissant(e). »

Vous êtes alors toujours épuisé(e). Mais maintenant, vous culpabilisez aussi de l’être.

C’est souvent comme cela que fonctionne la positivité toxique. Elle ne fait pas nécessairement disparaître l’émotion difficile. Elle ajoute un jugement par-dessus.

Je suis triste. -> Je ne devrais pas être triste.

Je suis en colère. -> Ce n’est pas bien d’être en colère.

J’ai peur. -> Je dois arrêter d’avoir peur.

Je suis épuisé(e). -> Je devrais pourtant être heureux(se).

La première émotion est humaine. La deuxième couche vient de la bataille que nous menons contre elle.


Accepter une émotion ne signifie pas lui donner raison


C’est probablement l’un des malentendus les plus fréquents.

Accepter ce que l’on ressent ne signifie pas : « Je suis triste, donc je vais rester triste pour toujours. »

Cela ne signifie pas non plus : « Je suis en colère, donc ma colère justifie tout ce que je fais. »

Ou : « J’ai peur, donc le danger est forcément réel. »

Une émotion est une expérience. Pas un verdict.


Je peux ressentir de la peur et décider quand même d’avancer.

Je peux être en colère et choisir de ne pas attaquer.

Je peux être profondément triste et continuer à faire ce qui compte pour moi.

Je peux ressentir quelque chose sans devoir immédiatement le supprimer.

Cette distinction est importante.


La recherche sur la régulation émotionnelle montre d’ailleurs que les stratégies que nous utilisons pour gérer nos émotions ne sont pas équivalentes. La suppression émotionnelle systématique est notamment associée, dans plusieurs travaux, à un moins bon bien-être psychologique, tandis que des stratégies plus flexibles comme la réévaluation de la situation sont généralement associées à de meilleurs indicateurs de santé mentale.


Mais cela ne veut pas dire qu’il faudrait désormais « accepter parfaitement toutes ses émotions ».

Ce serait encore une nouvelle performance.


Le piège très subtil de la régulation émotionnelle


On parle énormément aujourd’hui de « réguler ses émotions ». Et c’est une bonne chose.

Mais il existe un piège : transformer la régulation en élimination.

Je suis anxieux → je dois faire disparaître l’anxiété.

Je suis triste → je dois retrouver rapidement un état positif.

Je suis énervé → je dois immédiatement me calmer.

Je ressens quelque chose d’inconfortable → il faut appliquer une technique.

Respiration.

Méditation.

Hypnose.

Cohérence cardiaque.

Affirmations positives.

Et je dis cela alors même que ces outils peuvent être très utiles.

Le problème n’est pas l’outil. C’est parfois la fonction que nous lui donnons.

Il y a une immense différence entre : « Je vais respirer quelques minutes pour m’aider à traverser ce qui se passe. »

et : « Je dois absolument respirer jusqu’à ce que cette émotion disparaisse. »

Dans le premier cas, l’outil nous accompagne. Dans le second, il devient une arme contre nous-mêmes.


« Mais si j’accepte mon anxiété, elle ne va pas s’installer ? »


C’est une crainte très fréquente. Nous avons tendance à penser que si nous cessons de lutter contre une émotion, elle va gagner. Comme si accepter la peur revenait à ouvrir la porte et lui dire : « Installe-toi, tu peux rester pour les vingt prochaines années. »

Mais accepter signifie simplement reconnaître : « Voilà ce qui est présent maintenant. »

Pas : « Voilà ce qui doit rester. »


Cette idée est au cœur d’approches comme l’ACT, la thérapie d’acceptation et d’engagement : l’objectif n’est pas d’organiser sa vie autour de la suppression des pensées et émotions désagréables, mais de développer davantage de flexibilité psychologique — la capacité à faire de la place à son expérience intérieure tout en continuant à agir dans la direction qui compte pour soi.

Les travaux récents sur ce concept montrent justement une association importante entre rigidité face aux expériences internes, détresse psychologique et moindre bien-être ; inversement, les changements de flexibilité psychologique font partie des mécanismes associés aux bénéfices observés dans l’ACT.


En termes beaucoup plus simples : vous n’avez pas besoin d’attendre de vous sentir parfaitement bien pour recommencer à vivre.



La vraie différence entre optimisme et positivité toxique


L’optimisme sain peut dire : « C’est difficile maintenant, et je pense que ça peut évoluer. »

La positivité toxique dit : « Ce n’est pas si grave, regarde le bon côté. »

L’optimisme peut dire : « J’ai peur, mais je vais essayer. »

La positivité toxique dit : « N’aie pas peur. »

L’optimisme peut dire : « Cette situation m’a profondément blessé(e), et je sais que je peux progressivement me reconstruire. »

La positivité toxique dit : « Tout arrive pour une raison. »

L’optimisme laisse exister les deux parties de la phrase.

C’est difficile ET quelque chose reste possible.


La positivité toxique essaie souvent d’effacer la première moitié pour ne garder que la deuxième.

Et c’est précisément là que l’on perd quelque chose d’essentiel.


Certaines émotions n’ont pas besoin d’être réparées


La tristesse après une perte n’est pas nécessairement un dysfonctionnement.

La colère lorsque quelqu’un a franchi une limite n’est pas nécessairement un problème à éliminer.

La peur avant une situation importante n’est pas nécessairement une preuve que vous êtes trop anxieux(se).

La frustration ne signifie pas forcément que vous gérez mal vos émotions.

Une émotion peut parfois être simplement cohérente avec ce que vous êtes en train de vivre.

Cela ne signifie pas qu’il faille la suivre aveuglément.


Mais avant de chercher à la modifier, une question mérite parfois d’être posée : « Est-ce que cette émotion a réellement besoin de disparaître maintenant ? »

Parfois, oui. Ou du moins nous avons besoin de diminuer son intensité pour retrouver nos capacités d’action. Mais parfois… nous avons simplement besoin qu’elle puisse être là sans déclencher une bataille intérieure.


Et si le problème était parfois la deuxième flèche ?


Une métaphore utilisée dans plusieurs traditions psychologiques et contemplatives distingue deux formes de douleur. La première flèche est ce qui arrive. Une humiliation. Une séparation. Une déception.

Une mauvaise nouvelle. Une peur. Une douleur.

La deuxième flèche correspond à tout ce que nous ajoutons : « Je ne devrais pas réagir comme ça. », « Pourquoi je n’arrive pas à passer à autre chose ? », « Je suis ridicule. », « Tout le monde s’en sortirait mieux que moi. », « J’ai pourtant tout pour être heureux(se). », « Je devrais être reconnaissant(e). »

Il n’est pas toujours possible d’éviter la première flèche. Mais parfois, nous pouvons progressivement apprendre à ne pas nous envoyer nous-mêmes la deuxième.


Comment reconnaître qu’on se met trop de pression pour aller bien ?


Femme entourée de messages comme “pense positif”, “relativise” et “sois reconnaissante”, illustrant la pression de la positivité toxique.

La positivité toxique n’est pas un diagnostic. Il n’existe pas un seuil précis à partir duquel quelqu’un deviendrait « toxiquement positif ».

Je préfère donc la considérer comme une tendance à observer. Vous pouvez notamment vous interroger si vous remarquez régulièrement plusieurs de ces comportements :

  • vous culpabilisez lorsque vous ressentez de la tristesse, de la colère ou de l’anxiété ;

  • vous cherchez immédiatement le positif dès qu’une émotion désagréable apparaît ;

  • vous minimisez souvent vos difficultés en vous disant que « d’autres vivent pire » ;

  • vous avez du mal à dire simplement « ça ne va pas » sans immédiatement relativiser ;

  • vous vous sentez obligé(e) d’être celui ou celle qui va toujours bien ;

  • vous utilisez parfois le développement personnel comme une manière de ne surtout pas rester avec certaines émotions ;

  • vous donnez facilement des solutions lorsque quelqu’un exprime une souffrance, alors qu’il avait peut-être surtout besoin d’être entendu.


Aucun de ces comportements ne fait de vous quelqu’un de « toxique ».

Ils peuvent simplement révéler une difficulté très humaine : tolérer qu’une expérience intérieure désagréable puisse exister quelques instants sans avoir besoin de la corriger.



Que dire à la place de « Pense positif » ?


On cherche souvent la bonne phrase. Elle peut être beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine.

Quelqu’un vous dit : « Je suis complètement dépassé(e). »

Vous n’êtes pas obligé de répondre : « Mais tu vas y arriver ! »

Vous pouvez commencer par : « Je comprends. Ça a l’air vraiment lourd en ce moment. »

Quelqu’un vous dit : « J’ai peur que ça se passe mal. »

Pas besoin de lui garantir que tout ira parfaitement.

Vous pouvez répondre : « Je comprends que ça te fasse peur. Qu’est-ce qui t’inquiète le plus ? »


Et parfois, lorsque quelqu’un pleure, nous n’avons pas besoin de lui rendre immédiatement le sourire.

Nous pouvons simplement rester là. C’est inconfortable.

Parce qu’aider quelqu’un à aller mieux nous donne l’impression d’être utile.

Alors qu’accompagner quelqu’un pendant qu’il ne va pas bien demande parfois davantage.


Et envers soi-même ?


Femme tenant une fleur fraîche et une fleur fanée, symbole de la coexistence des émotions difficiles et de l’espoir.

On peut commencer par changer légèrement la question. Au lieu de : « Comment faire disparaître cette émotion ? » essayer : « Qu’est-ce qui m’aiderait à traverser cette émotion ? »

La différence semble minuscule. Elle est pourtant profonde.

Dans un cas, votre émotion est l’ennemi.

Dans l’autre, vous êtes du même côté que vous-même.

Vous pouvez ensuite choisir de respirer. D’aller marcher. D’appeler quelqu’un. De pleurer. D’écrire.

De faire une séance d’hypnose. De vous distraire. De chercher une solution concrète.

Ou même parfois de décider : « Là, je vais regarder une série et je m’occuperai de tout cela demain. »


La flexibilité émotionnelle ne consiste pas à utiliser toujours la même stratégie.

Elle consiste justement à pouvoir choisir selon la situation.

Les recherches récentes sur la régulation émotionnelle insistent d’ailleurs de plus en plus sur cette idée de contexte : aucune stratégie n’est universellement bonne ou mauvaise, et son utilité dépend notamment de la situation, de sa fonction et de la manière dont elle est utilisée.


Faites le test pour savoir où vous en êtes



L’hypnose n’a pas pour mission de vous rendre positif


C’est probablement l’une des idées qui me tient le plus à cœur dans ma pratique.

Je ne considère pas qu’une séance d’hypnose réussie soit une séance à la fin de laquelle vous pensez : « Ma vie est merveilleuse et tout va bien. »

Parfois, les choses ne vont pas bien. Parfois, une décision doit être prise. Une limite doit être posée. Une situation doit être quittée. Un deuil doit être traversé. Une colère a besoin d’être entendue. Une peur mérite d’être regardée.

L’hypnose peut aider à modifier notre relation à ce que nous ressentons, à prendre de la distance avec certains automatismes, à retrouver des ressources ou à diminuer une activation devenue disproportionnée.


Mais son rôle n’est pas de recouvrir chaque émotion inconfortable d’une couche de pensées positives.

Le but n’est pas de ressentir uniquement des émotions agréables.

Le but est de pouvoir vivre avec une palette émotionnelle suffisamment large… sans que chaque émotion difficile prenne le contrôle de toute notre vie.



Vous avez le droit d’aller mal sans renoncer à aller mieux


Ces deux phrases ne sont pas contradictoires : « Aujourd’hui, je ne vais pas bien. »

et « Je vais prendre soin de moi pour que les choses évoluent. »

On peut accepter une réalité sans s’y résigner.

On peut reconnaître une douleur sans construire toute son identité autour d’elle.

On peut être profondément déçu(e) et garder de l’espoir.

On peut pleurer et être résilient.

On peut avoir peur et être courageux.

On peut être reconnaissant pour certaines choses et profondément malheureux à propos d’autres.


Les êtres humains sont capables de contenir plusieurs vérités en même temps.

Et c’est probablement là que se trouve l’équilibre. Pas dans une vie où tout est positif. Mais dans une vie où aucune émotion n’a besoin d’être interdite pour que nous puissions continuer à avancer.


Infographie expliquant comment accepter ses émotions, lâcher les injonctions positives et retrouver un équilibre émotionnel plus sain.

À retenir


L’optimisme ne consiste pas à nier ce qui fait mal. Il consiste plutôt à pouvoir regarder une difficulté telle qu’elle est… sans conclure pour autant que tout est perdu.

La positivité devient problématique lorsqu’elle nous pousse à invalider, minimiser ou combattre systématiquement certaines émotions.

Vous n’avez donc pas à choisir entre « vous laisser submerger » et « penser positif ».

Il existe une troisième possibilité : faire de la place à ce qui est là, comprendre ce qui mérite votre attention, puis choisir ce que vous voulez en faire.

Et parfois, la première étape pour aller mieux est étonnamment simple :

arrêter de vous reprocher de ne pas déjà aller bien.


Sources

  • Hu T. et al. (2014), Relation between emotion regulation and mental health: a meta-analysis review. Cette méta-analyse porte notamment sur la suppression émotionnelle et la réévaluation cognitive.

  • Ong C.W., Barthel A.L. & Hofmann S.G. (2024), The Relationship Between Psychological Inflexibility and Well-Being in Adults: A Meta-Analysis.

  • Macri J.A. & Rogge R.D. (2024), revue systématique et méta-analyse sur la flexibilité psychologique comme mécanisme de changement dans l’ACT.

  • Chen M.S. et al. (2025), Emotion regulation and mental health across cultures: a systematic review and meta-analysis. Ce travail rappelle notamment que les effets des stratégies de régulation émotionnelle varient selon le contexte culturel.


FAQ

Qu’est-ce que la positivité toxique ?

La positivité toxique apparaît lorsque le fait de rester positif devient une obligation, même dans des situations où la tristesse, la colère, la peur ou la déception sont compréhensibles. Elle peut conduire à minimiser ou invalider certaines émotions plutôt qu’à les reconnaître.


Quelle est la différence entre optimisme et positivité toxique ?

L’optimisme sain permet de reconnaître qu’une situation est difficile tout en gardant l’idée qu’elle peut évoluer. La positivité toxique tend davantage à nier ou minimiser la difficulté pour se concentrer uniquement sur le positif.


Quels sont les signes de positivité toxique ?

On peut notamment avoir tendance à culpabiliser lorsqu’on va mal, relativiser immédiatement ses difficultés, se forcer à être positif, minimiser ses émotions ou chercher systématiquement à faire disparaître tout sentiment désagréable.


Est-ce mauvais de penser positif ?

Non. Penser positivement, ressentir de la gratitude ou chercher des solutions peut être bénéfique. Le problème apparaît surtout lorsque le positif devient une injonction et empêche de reconnaître ce que l’on ressent réellement.


Accepter une émotion signifie-t-il la laisser prendre toute la place ?

Non. Accepter une émotion consiste simplement à reconnaître qu’elle est présente. Cela ne signifie ni lui donner raison, ni lui obéir, ni renoncer à agir pour que la situation évolue.


Pourquoi est-ce parfois difficile de s’autoriser à aller mal ?

Certaines personnes ont appris qu’elles devaient rester fortes, relativiser ou ne pas peser sur les autres. Elles peuvent alors ajouter de la culpabilité ou du jugement à une émotion déjà difficile.


Comment sortir de la positivité toxique ?

On peut commencer par reconnaître ce que l’on ressent avant de chercher à le modifier, remplacer « je ne devrais pas ressentir ça » par « voilà ce qui est présent », et choisir ensuite la stratégie la plus adaptée à la situation.


L’hypnose peut-elle aider à mieux gérer ses émotions ?

L’hypnose peut être utilisée comme outil complémentaire pour travailler la relation aux émotions, certains automatismes ou certaines réactions devenues envahissantes. Elle n’a pas pour objectif de supprimer toutes les émotions désagréables ou de rendre une personne constamment positive.

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